Scooters électriques en libre-service : Caradisiac les a testés (reportage vidéo) !

April 2018 · 7 minute read

Après les Vélib et les Autolib, une nouvelle offre d’équipements en libre-service a fait son apparition pour se déplacer à Paris. Il s’agit de la location de scooters électriques, un nouveau service proposé par Cityscoot et Coup. En cette semaine européenne de la mobilité, qui vise à promouvoir les bonnes pratiques en matière de Transport susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre, voyons de plus près de quoi il s’agit…
On en voit de plus en plus dans les rues de la Capitale : les scooters électriques proposés en libre-service rencontrent apparemment un certain succès, même si le retrait tout récent de l’un des trois acteurs lancés sur le créneau peut laisser penser le contraire. Jusqu’à il y a quelques jours, on comptait en effet trois loueurs de ce type à Paris : Cityscoot, apparu il y a maintenant un peu plus d’un an, comme Mober, puis plus récemment, Coup, une filiale de l’Allemand Bosch.

Mais Mober vient tout juste de jeter l’éponge (ce n’était pas encore le cas lors de la réalisation de notre vidéo ci-dessous sur Cityscoot). Il faut dire que contrairement aux deux autres, son offre restait très limitée, autour d’une vingtaine de véhicules. Or, Cityscoot annonce disposer de plus de 1 500 scooters sur Paris et quelques villes de la banlieue Ouest (Boulogne-Billancourt, Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine). Et Coup déclare en proposer 600, rien que sur Paris, dans les arrondissements centraux et une bonne partie des arrondissements extérieurs (du 12 au 20e).


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Qui peut les louer ?
Les scooters proposés sont en fait des cyclomoteurs (équivalents à 50 cm3). Théoriquement, il n’y a donc pas forcément besoin d’un permis de conduire, ni d’une formation particulière, pour les conduire, il suffit pour cela d’être né avant 1988. C’est le cas pour Cityscoot. En revanche, si vous êtes né après ou si vous souhaitez louer un Coup, il vous faut au moins le brevet de sécurité routière (BSR), ou bien sûr le permis B ou A.

Attention, ces offres restent réservées aux personnes de plus de 18 ans (Cityscoot), voire plus de 21 ans (Coup). Précisions d’importance, on ne peut pas monter à deux sur ces Cityscoot ou Coup. Leurs usagers ne sont officiellement pas autorisés à prendre un passager (méfiance, si vous deviez déroger à cette règle, car en cas de pépin, l’assurance pourrait être annulée).

Combien ça coûte ?
Le service est loin d’être bon marché ! C’est forcément au moins 4 euros pour Coup. C’est l’unique tarif d’entrée, valable pour la première demi-heure. Ensuite, il y en a pour un euro supplémentaire à chaque tranche de 10 minutes. Chez Cityscoot, ça fonctionne à la minute. Le tarif de base est alors à 28 centimes. Au mieux, cela coûte 20 centimes à la minute. Pour une demi-heure, il y en a donc au minimum pour 6 euros. Or, à Paris, il n’est pas rare d’en avoir pour plus que cela encore pour rejoindre sa destination… Dans ce cas, Coup sera plus intéressant. Mais si votre location doit durer moins de 20 minutes, c’est Cityscoot qui aura l’avantage.

Comment ça marche ?
Dans tous les cas, il faut détenir un smartphone, y charger l’application du ou des services concernés (voir les liens utiles tout en bas de notre article), puis s’y inscrire. Cette inscription est gratuite, sans engagement, et se fait en moins d’un quart d’heure depuis votre appareil. Vous avez besoin d’une pièce d’identité, éventuellement de votre permis de conduire (ou du BSR), comme évoqué plus haut, et d’une carte de crédit.

Attention, une fois cette première démarche effectuée, encore faut-il que votre inscription soit validée avant de pouvoir profiter du service. Cela peut prendre une “dizaine de minutes”, selon Coup, si les documents photographiés via votre smartphone ne posent pas de problème particulier. Mais mieux vaut se montrer prudent, et tabler sur plusieurs heures, voire plusieurs jours. Cityscoot par exemple annonce un délai maximal de 72 heures. En l’occurrence, lors de nos tests, cette validation est intervenue dans les deux cas en moins de 3 heures.

Sans clé, sans borne, et avec un casque mis à votre disposition !
Une fois inscrit, on a accès à la carte des scooters disponibles en temps réel. Il suffit alors de cliquer sur celui dont la localisation vous convient pour le réserver, et vous avez dix minutes pour le récupérer - dix minutes qui ne seront pas comptabilisées dans votre location. Le système fonctionne ainsi sans borne de réservation, ni borne de recharge. Pour Cityscoot comme pour Coup, les batteries sont amovibles, et un service interne aux entreprises se charge de les remplacer quand elles sont à plat.

Si au bout de dix minutes, vous n’avez toujours pas récupéré votre scooter, votre réservation est automatiquement annulée. Veillez à garder un œil sur ce décompte afin de procéder au renouvellement immédiat de cette réservation dans le cas où vous seriez toujours preneur. Sans cela, un autre utilisateur pourrait vous “chiper” le scooter convoité.

Pour déverrouiller votre scooter, accéder au coffre où un casque - officiellement ajustable et accompagné de charlottes de protection - doit vous attendre, il vous suffit pour Cityscoot d’entrer le code à 4 chiffres que vous aurez reçu par sms au moment de votre réservation. Tandis que pour Coup, il suffit d’approcher votre smartphone, avec l’option Bluetooth activée, afin que la reconnaissance par ce biais puisse s’effectuer.

Plutôt simple d’utilisation
Les deux modèles proposés n’ont vraiment rien à voir. Si les Cityscoot peuvent paraître relativement lourds, surtout pour les petits gabarits et les conductrices, il n’en est rien pour les Coup.

Les Cityscoot sont des scooters fabriqués en Pologne par l’Allemand Govecs. De bonne facture, ils freinent vraiment bien, sont confortables, bénéficient en plus d’un tablier de protection, souvent bien utile sur Paris, mais ils peuvent paraître encombrants et moins maniables. Les Coup, fabriqués par le constructeur taïwanais Gogoro, sont beaucoup plus petits - ils sont d’ailleurs moins facilement repérables quand on vient de les réserver et qu’il s’agit de les récupérer -, ils se montrent ainsi plus vifs, et ressemblent davantage à l’idée que l’on peut se faire d’un cyclomoteur. Dans les deux cas, officiellement comme tous cyclomoteurs, ils ne dépassent pas les 45 km/h (même si au compteur, on a pu frôler les 50). Le périphérique et les autoroutes (mêmes urbaines) leur sont interdits.

Une fois votre trajet effectué, il n’y a plus qu’à trouver une place autorisée pour garer votre scooter et mettre un terme à votre location via l’application installée sur votre smartphone. Attention, stationner un deux-roues sur les trottoirs est certes souvent toléré – et encore, c’est de moins en moins le cas à Paris -, mais il s’agit d’une simple tolérance. Selon le code de la Route, c’est normalement interdit et considéré comme un stationnement gênant.

Avant de clore votre location, pensez bien à ranger le casque dans le coffre. Une fois qu’on a rendu le scooter, celui-ci se verrouille automatiquement et on n’a plus accès à rien ! Or, en cas d’oubli, en fonction de la charge restante en électricité, le scooter n’est pas forcément “relouable” tout de suite, et, en fonction, il n’est pas toujours possible de procéder à nouveau à sa réservation pour pouvoir le déverrouiller…

Les réponses aux questions fréquentes
Les usagers sont-ils assurés ? Oui, bien sûr, l’assurance est comprise dans le prix de la location. Pour Coup c’est une assurance au tiers “améliorée”, avec notamment la garantie conducteur, tandis que Cityscoot annonce une assurance tous risques. En cas de pépin, théoriquement, vous n’avez ainsi rien à débourser, si ce n’est la franchise de 350 euros en cas d’accident ou de vol sans tiers responsable.

Les gants sont-ils fournis ? Non, ils ne sont pas fournis, alors qu’ils sont bien obligatoires ! Pensez-y !

Les casques sont-ils réglables ? Pas toujours, contrairement à ce qui est annoncé. De même, il n’y a pas toujours de charlotte (de protection) disponible avec le casque proposé. Le mieux, pour les usagers réguliers, c’est donc de disposer de son propre équipement.

Et si on sort de la zone couverte par le service ? Ah, les scooters ne vont pas cesser de rouler pour autant ! ryde libre service pour les récupérer et les rendre à la fin de la location, mais sinon, on peut rouler sans souci en dehors de cette zone.

L’autonomie est-elle suffisante ? Elle est officiellement de 100 km pour les Coup et 80 km pour les Cityscoot. A priori, c’est donc largement suffisant pour se déplacer en deux roues sur Paris. Dans les deux cas, sur le tableau de bord, le niveau de la charge est indiqué.

piaggio libre service : Cityscoot et Coup.